Ce qui frappe d’abord cette saison, c’est le retour en force des bois nobles. Le teck, l’acacia, l’eucalyptus, des matières qu’on connaît bien, mais qui s’expriment cette année dans des finitions plus texturées, presque brutes, qui assument leurs irrégularités plutôt que de les cacher. On est loin du bois laqué et uniforme des années passées. Ici, la matière parle.
Les couleurs, elles, s’assagissent sans s’ennuyer. Le vert sapin remplace le vert amande, le rouge brique prend la place du terracotta vif, les tons terreux s’imposent avec une discrétion assumée. Rien d’austère pour autant, le crème reste une valeur refuge pour ceux qui veulent de la lumière sans prendre de risque. Et c’est très bien comme ça.
Côté formats, les tables gigognes et les petits ensembles modulables confirment leur avance. Dans les espaces réduits, balcons parisiens, terrasses de ville, ils font des miracles. Les surfaces effet ciment et les plateaux en céramique tiennent toujours le haut du pavé sur les tables basses. Une tendance qui ne lasse pas, parce qu’elle vieillit vraiment bien.